Hartmann von Aue, Iwein
Iwein brandissant son épée
Rhin moyen, vers 1425-1450
Papier, II + 187 + II f. (nombreuses lacunes), 290 x 210 mm (reliure)
Filigranes : f. 12 et 16, en forme de balance, proche de Piccard, t. V (Waage), n° IV, 119-120 (vers 1435-1438, Sarre), 175-184 (vers 1450) ou 291 (Strasbourg-Trèves, vers 1430) ; f. 126 : lettre A, variante de Briquet 7900-7901 (vers 1390)
Provenance : don de Margaret Borgorott au collège des Jésuites de Luxembourg ; entré à la BN à la Révolution
BnF, Manuscrits, allemand 115 (f. 147)
© Bibliothèque nationale de France
Hartmann von Aue (vers 1170 - vers 1210) est né dans une famille noble de Souabe et a sans doute participé à une (voire deux) croisades. Il se peut qu'il ait vécu dans le Nord de la France. Comme Wolfram von Eschenbach et Gottfried von Strassburg, il appartient au petit groupe d'auteurs de poèmes courtois qui adaptent en allemand les romans français en vers du XIIe siècle. Ses romans d'Erec et d'Iwein, daté des environs de 1203, sont des adaptations d'Érec et Énide et du Chevalier au Lion de Chrétien de Troyes. Elles ont connu un grand succès, et Gottfried de Strasbourg célébrait Hartmann von Aue comme son modèle littéraire. S'il conserve la trame des épisodes du Chevalier au Lion, Hartmann von Aue explicite de manière beaucoup plus nette le sens qu'il leur donne : le roman devient le lieu d'un conflit d'inspiration toute courtoise entre le devoir et le désir. Ici, Iwein doit concilier son désir d'aventure et ses devoirs d'époux envers Laudine.
Iwein est connu par 15 manuscrits complets et 17 fragments, qui s'échelonnent du XIIIe au XVIe siècle. Celui-ci est typique d'une production de masse, courante en Rhénanie au XVe siècle : usage du papier, écriture cursive, décoration hâtive, même si des traces de peinture verte, au folio 184, semblent indiquer qu'il existait à l'origine des peintures, aujourd'hui disparues. Le manuscrit ne comporte que des initiales médiocres, ornées de têtes d'animaux ou de personnages, à l'exception du chevalier en armure, brandissant son épée, qu'on trouve au folio 147. CLICHE
 
 

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