Médaillons en émail
Portraits d'Arthur et de Charlemagne
Limoges, vers 1600
Émail peint sur cuivre, diam. 93 mm
Provenance : legs Constantin au musée de Cluny, 1881
Écouen, musée national de la Renaissance, Inv. e. Cl. 10964 (Arthur) et Inv. e. Cl. 10962 (Charlemagne)
© RMN / Stéphane Maréchalle
Ces deux médaillons appartiennent à une série de cinq pièces comprenant également Hector et Judas Macchabée (conservés au musée national de la Renaissance, au château d'Écouen) ainsi que Jules César (conservé au musée du Ranquet, à Clermont-Ferrand) : à l'origine, la série comprenait certainement l'ensemble des Neuf Preux. À la Renaissance, la thématique des Neuf Preux a été souvent représentée au sein de la production d'émail de Limoges, au point de figurer sous cette technique dans les collections d'Henri VIII d'Angleterre. Mais les héros sont majoritairement figurés sous forme équestre. Beaucoup plus rare est ici la représentation en buste, qui n'en conserve pas moins le caractère très décoratif de l'armement, avec l'avantage de la couleur par rapport aux modèles gravés.
Cette présentation en buste rappelle le succès des portraits en médaillon dans le décor d'architecture et le mobilier des années 1530. On n'en trouve toutefois aucun parallèle dans l'art français sous le règne d'Henri IV. Il est alors tentant d'imaginer que ces médaillons richement colorés étaient originellement destinés à décorer la reliure d'un volume traitant des héros de l'Antiquité, ou, pourquoi pas, de textes imprimés issus de la matière arthurienne.
 
 

> partager
 
 
 

 
> copier l'aperçu