Tristan en prose, seconde partie
Exemplaire des Visconti-Sforza
Lombardie (Milan ?), XIVe siècle (vers 1320-1330)
Parchemin, 161 f., 325 x 240 mm
Provenance : bibliothèque des Visconti-Sforza à Pavie ; saisi par Louis XII en 1498 ; librairie royale de Blois
BnF, Manuscrits, français 755 (f. 150 v°-151)
© Bibliothèque nationale de France
Le cycle iconographique de ce manuscrit, le plus important qui nous soit parvenu pour un Tristan en prose, est dû à un maître d'œuvre fortement marqué par l'influence des maîtres bolonais, dont le trait apparaît ici ou là sous la peinture. Sa mise en page originale reflète la recherche de renouvellement qu'on constate dès cette époque en Lombardie par l'art de la fresque et en particulier par Giotto. Elle annonce le chef-d'œuvre que sera le Guiron de Bernabo Visconti. L'abondance des peintures, leur gamme de couleurs très variée et l'emploi fréquent d'or et d'argent suggèrent une commande aristocratique : parmi les armoiries dessinées sur les écus ou les tissus des vêtements des héros figurent celles de grandes familles lombardes, mais le riche personnage qui a commandé ce manuscrit, passé avant 1426 dans la bibliothèque des ducs de Milan à Pavie, reste inconnu.
La version contenue dans ce manuscrit combine le texte du Tristan en prose ordinaire et des épisodes issus du cycle dit de la Post-Vulgate. Elle paraît avoir été rédigée en Italie, d'où sont originaires la plupart des manuscrits qui la conservent.
Les scènes se déroulent de gauche à droite dans une continuité caractéristique du manuscrit : après le château de Camelot, où Arthur fait écrire un message adressé aux chevaliers pour les convoquer à sa cour à la Pentecôte, commence la conversation de Tristan et Iseut, qui se prolonge au feuillet suivant.
 
 

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