Copies de peintures murales
Galaad combattant ; Iseut couronnée
Château de Saint-Floret (Puy-de-Dôme), vers 1370
Copies réalisées par André Regnault en 1953
Paris, Cité de l'architecture et du patrimoine / Musée des Monuments français, PEM 00193-01 et PEM 00192 -
© CAPA / Musée des Monuments français. Photo : Bérangère Lomont
Le plus important cycle de peintures murales à sujet chevaleresque conservé en France se trouve dans le château, aujourd'hui ruiné, de Saint-Floret, près d'Issoire. Lorsqu'il fut construit, au XIVe siècle, sa grande salle fut ornée d'une considérable série de quarante peintures, sur deux niveaux, accompagnées de trois lignes d'un commentaire explicatif directement inspiré de la Compilation de Rusticien de Pise. Les armures et le style vestimentaire, notamment le surcot que porte Iseut, renvoient au règne de Charles V. Bien que beaucoup aient disparu aujourd'hui, les peintures à thèmes arthuriens, autrefois très répandues, témoignent autant que les manuscrits, les coffrets, les peignes ou les miroirs, du succès de la matière de Bretagne dans les familles aristocratiques du royaume et, au-delà, dans une grande partie de l'Europe médiévale.
Redécouvertes en 1864 par Anatole Dauvergne, les peintures de Saint-Floret firent l'objet d'un relevé à l'aquarelle par Louis-Joseph Yperman en 1902 et 1909. Mais il ne reste aujourd'hui, sur place, que des fragments de treize d'entre elles, dont certaines ont été reproduites en 1953 par André Regnault pour le musée des Monuments français.
 
 

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