Armorial de la Table ronde
Armes de Palamède
XVIe siècle
Parchemin, 72-[1] f., 272 x 180 mm
Provenance : "Pour la librairie des Barres" (peut-être hôtel des Barres, dans la rue du même nom, à Paris, ou hôtel des Barres à Dijon, qui étaient alors propriétés des seigneurs de Charny, chevaliers de la Toison d'or, connus au XVe siècle pour avoir été amateurs de tournois dans l'entourage des ducs de Bourgogne) ; Béthune
BnF, Manuscrits, français 1438 (f. 50)
© Bibliothèque nationale de France
Les armes du "bon chevalier sarrazin" représentent un échiquier, par confusion avec Palamède, personnage du Roman de Troie, qui passait pour avoir inventé le jeu de dames.
L'attribution d'armoiries imaginaires à des personnages littéraires n'est pas spécifique aux romans de la Table Ronde. Mais c'est le cycle du Lancelot-Graal qui a systématisé et popularisé le procédé. A sa suite, le Tristan en prose et Guiron le Courtois dotent les principaux chevaliers d'armoiries, qui sont souvent décrites avec précision à l'occasion des tournois. On les retrouve bientôt dans les enluminures qui illustrent les textes.
Au début du XVe siècle apparaissent les premiers recueils d'armoiries arthuriennes. Ils se contentent d'abord de donner la description des blasons et la devise de chaque chevalier. Vers 1450 apparaissent des armoriaux plus complets et d'un type nouveau puisqu'ils donnent aussi une courte biographie qui décrit le physique du héros, évoque son caractère et, pour les plus importants, résume quelques-unes de ses aventures. Selon toute probabilité, leur modèle a été créé dans l'entourage du duc de Nemours, Jacques V d'Armagnac.
 
 

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