Lancelot du Lac
Combat de Lancelot contre les automates
Centre de la France (Ahun), entre 1466 et 1470, atelier d'Evrard d'Espinques
Compilation arthurienne de Micheau Gonnot en trois volumes réalisée pour Jacques d'Armagnac, duc de Nemours
BnF, Manuscrits, Français 112 (1) fol. 78
© Bibliothèque nationale de France
Comment le Blanc Chevalier conquit la Joyeuse Garde, des grandes prouesses qu'il y fit, et comment une demoiselle remplaça son écu au cours du combat et lui en mit un autre au cou :
Il trouva une demoiselle en deuil qui lui raconta qu'on avait tué son ami au château du nom de la Douloureuse Garde (...) Cette forteresse avait deux paires de murs comportant chacun une porte. Et à chaque entrée, il fallait combattre dix chevaliers d'une façon très étrange. On ne pouvait se contenter d'en blesser un seul, mais il fallait montrer une vaillance extraordinaire pour pouvoir les tuer tous les dix avant que les autres hommes du château n'attaquent à leur tour. Et sur la porte du mur le plus haut se trouvait un chevalier de cuivre, armé et monté sur un destrier de cuivre, tenant une grande hache entre ses deux mains. D'après l'enchantement, le château ne tomberait jamais tant que ce chevalier tiendrait debout. Mais dès que le chevalier qui devait conquérir la forteresse entrerait dans la première enceinte et regarderait l'homme de cuivre, celui-ci s'écroulerait immédiatement.
 
 

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