Cycle du Lancelot-Graal : III. Roman de Lancelot
Lancelot menaçant Hélizabel
Manuscrit en quatre volumes réalisés pour Jacques d'Armagnac, duc de Nemours.
Atelier d'Evrard d'Espinques. Centre de la France (Ahun), vers 1475.
BnF, Manuscrits, Français 115 fol. 463v
© Bibliothèque nationale de France
Au château de Corbénic, un étrange cortège défile devant Lancelot : c'est le Graal, porté en procession par Hélizabel, fille du roi Pellès, le gardien du vase sacré. Lancelot approche, il veut en contempler les mystères, mais quand le voile se lève c'est le visage de Guenièvre qui l'emplit tout entier. Lancelot s'étourdit ; pour retrouver la reine, il boit le philtre qu'on lui tend. Mais le breuvage anéantit sa lucidité et lui fait prendre Hélizabel pour Guenièvre, lorsqu'il la rejoint pour la nuit. Quand au matin le philtre s'est dissipé, Lancelot comprend sa méprise. Fou de colère, il saute hors du lit, s'habille en hâte et saisit son épée pour tuer celle qui l'a trompé. Nue, à genoux et mains jointes, Hélizabel implore sa pitié. Mais comment lever l'épée contre une demoiselle si belle, la plus belle qu'il n'ait jamais vue ? Accablé de douleur, Lancelot s'en va, misérable et vaincu, sans savoir que de leur union, naîtra Galaad, celui qui achèvera la Quête du Graal.

Lancelot, découvrant la trahison dont il a été l'objet, s'apprête à tuer la fille du roi Pellès, qui l'implore toute nue, à genoux sur le lit où ils ont passé la nuit.
Comme Tristan, Lancelot boit un philtre, mais celui-ci ne suscite pas son amour pour Hélizabel : il anéantit sa méfiance et sa lucidité, aveuglant Lancelot sur l'identité de sa partenaire puisqu'il croit rejoindre la reine Guenièvre. Le roi Pellès, gardien du Graal, est lui-même complice de l'affaire car l'enjeu de cette union est essentiel : la naissance de Galaad, le chevalier qui accomplira les aventures du Graal.
 
 

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