Lancelot-Graal avec interpolation du Perlesvaus
Lancelot prenant la Douloureuse Garde
Paris, vers 1404 et vers 1460
Parchemin, III-154-III f. (2 col.), 490 x 340 mm
Provenance : Jean, duc de Berry († 1416) ; Jacques d’Armagnac, duc de Nemours († 1477) ; présent dans la Bibliothèque du roi sous François Ier siècle
BnF, Manuscrits, français 118 [série français 117-120] fol. 189v
© Bibliothèque nationale de France
Lancelot a chevauché tout le jour sans savoir où il va ni rien voir du pays qu'il traverse, quand soudain se dresse devant lui une forteresse, solidement bâtie sur colline escarpée. Prisonniers derrière ses murailles, des hommes, des femmes, des enfants poussent des cris déchirants en demandant qu'on vienne les délivrer. C'est le château de la Douloureuse Garde, rempli de mystères et de sortilèges. Bien des chevaliers ont tenté l'aventure. Pas un n'en est ressorti vivant. Une grande épreuve pour Lancelot qui franchit deux enceintes, chacune gardée par dix chevaliers se relayant au cours du combat. Au sommet de la seconde porte est juché un cavalier de cuivre qui s'écroulera sur lui. Par l'entremise de sa suivante Saraïde, la Dame du Lac fournit à Lancelot trois écus blancs ornés d'une, deux et trois bandes vermeilles, qui vont respectivement lui prodiguer la force d'un, deux et trois hommes. Grâce à ses boucliers magiques et faisant preuve d'un courage exceptionnel, le Chevalier Blanc parvient à mettre fin aux enchantements de la Douloureuse Garde, qu'il rebaptise la Joyeuse Garde. C'est là qu'il apprend enfin son nom : Lancelot, fils du roi Ban de Bénoïc.
 
 

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