Le Conte du Graal
Lettre historiée : Gauvain chevauchant
Chrétien de Troyes (ca. 1135-ca. 1185), Perceval ou Le Conte du Graal
Roman écrit vers 1181-1185
Manuscrit copié dans le nord de la France entre 1250 et 1275
BnF, Manuscrits, Français 12576 fol. 26
© Bibliothèque nationale de France
Neveu d'Arthur, Gauvain est presque toujours présenté comme le meilleur chevalier arthurien, séduisant et disponible, animé par le goût du risque et par une prouesse sans faille. Chrétien de Troyes, dans Le Chevalier au lion, parle de lui en ces termes : "Celui qui était la fleur de chevalerie et dont la renommée l'emportait sur tout autre mérite."
Gauvain n'a jamais le premier rôle dans les romans de Chrétien de Troyes, mais il est toujours présent, exemple offert à tous. Dans la dernière partie du Conte du Graal - alors que Perceval disparaît provisoirement de la scène arthurienne - sont contées d'autres aventures de Gauvain. Certaines touchent au merveilleux, sans rapport direct avec le Graal. La plus intéressante est peut-être la conquête du Château des Reines, lieu soumis à des enchantements. Dans La Première Continuation de Chrétien de Troyes, deux visites successives de Gauvain au Château du Graal sont décrites. Lors de la seconde visite, Gauvain s'endort et se retrouve au bord d'une falaise. II n'a su poser qu'une partie des questions et n'a obtenu qu'une partie des réponses, et tout le monde regrette que le neveu d'Arthur n'ait pu mieux faire.
 
 

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