| De la nature du pélican | ||||
Hugues de Fouilloy, De avibus |
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| Dernier quart du XIIe siècle | ||||
| Troyes, Médiathèque de l'Agglomération, ms. 177, fol. 144v. | ||||
Sacrifice du pélican, passion du Christ. Je suis devenu semblable au pélican du désert (Ps. CI, 7). "Le pélican est un oiseau d'égypte qui habite dans les régions désertes du Nil. On raconte que cet oiseau tue ses petits de son bec et les pleure ensuite pendant trois jours. Après trois jours, il se blesse lui-même de son bec, et asperge ses petits de son sang." [Isidore de Séville, étymologies, XII, 7, 26]. Ainsi, il ressuscite ceux qu'il avait d'abord tués, par une vivifiante aspersion de son sang. Selon le sens spirituel, le pélican symbolise le Christ, l'égypte, le monde. Le pélican vit dans le désert parce que seul le Christ a été digne de naître d'une vierge sans qu'elle s'unisse avec un homme. De plus, le désert où se trouve le pélican signifie que la vie du Christ est pure de tout péché. Cet oiseau tue ses petits avec son bec, parce par le discours des sermons il convertit les incroyants. Il continue de pleurer sur ses petits, parce que quand le Christ ressuscita Lazare, il pleura par compassion (Jn. XI, 33-35). Ensuite, trois jours après, il ressuscite ses petits de son sang, parce que le Christ sauve les rachetés par son sang. |
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Les transcriptions du texte sont extraites du fac-similé du manuscrit 177 de la Médiathèque de l’Agglomération troyenne, introd. et trad. Rémy Cordonnier, Paris, Phénix Éditions, 2004. |