Renart et Tiécelin le corbeau (br. II)

Maître Tiécelin, ayant volé un fromage, vient se poser sur l'arbre au pied duquel se trouve Renart. Par des paroles flatteuses, le goupil cherche à faire chanter le corbeau. Tiécelin pousse un braillement, monte d'un ton et, donnant de la voix de plus belle, laisse choir le fromage. Renart se garde d'y toucher, feignant une blessure pour que le corbeau vienne en confiance reprendre son bien. Mais le goupil rate son coup : seules quatre plumes lui restent entre les crocs. Qu'il aille au diable, s'écrie le corbeau, c'est un menteur, un hypocrite ; je l'ai appris à mes dépens !
Renart et Tiécelin le corbeau

Roman de Renart
Paris, 1325-1350
BNF, Manuscrits, fr. 1580 f. 48
 3/9