Évangiles dits de François II
Saint Matthieu
Saint-Amand-en-Pévèle, 3e quart du IXe siècle
BnF, Manuscrits, Latin 257 fol. 13
Les nombreux emprunts stylistiques d'une école à l'autre témoignent de la mobilité des enlumineurs. À Tours, l'arrivée d'un artiste d'origine rémoise ou formé à Reims, permet l'assimilation d'un certain nombre de traits rémois dans la peinture des manuscrits tourangeaux. De même, les portraits des évangélistes figurant dans les somptueux Évangiles dits de François II se rattachent à une tradition figurative étrangère au scriptorium de Saint-Amand, ce qui laisse supposer qu'ils ont été exécutés par un artiste de grand talent venu de l'extérieur, peut-être rémois lui aussi, d'après le style pictural des figures.
Seul le cadre architectural qui entoure les illustrations de ce manuscrit est typiquement franco-saxon ; les images, en revanche, sont traitées dans un style pictural d'une facture toute rémoise. Comme ici pour Saint Matthieu, les portraits des évangélistes se rattachent à l'art illusionniste de l'école de Reims. Son influence est surtout perceptible dans le traitement des fonds atmosphériques constitués d'un vaste champ bleu surmonté de bandes nuageuses, des figures revêtues de tuniques aux larges plis concentriques et des arbustes peuplant le paysage peints dans une veine naturaliste.
 
 
 
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