Évangéliaire de Charlemagne
Onciales d'or sur parchemin pourpré
École du Palais, 781-783
BnF, Manuscrits, Nouv. acq. latine 1203 fol. 32
La qualité parfaite des feuillets pourprés, la savante hiérarchie des écritures d'or et d'argent, leur décoration somptueuse, soulignent et amplifient le sens des textes sacrés. Très prisés pour leur éclat qui reflète la lumière divine, l'or et l'argent sont employés dans les écritures et dans certains détails du décor qu'il s'agit de mettre en valeur. La pourpre, couleur mythique par excellence, revêt une double connotation impériale et chrétienne : elle permet aux souverains de se poser en héritiers des empereurs romains tout en évoquant la Passion du Christ.

Le texte des Évangiles est entièrement transcrit en onciales d'or sur parchemin pourpré, c'est-à-dire trempé dans un bain de pourpre.
Écriture majuscule, l'onciale est couramment employée à partir du IVe siècle, au moment où l'on adopte le parchemin pour la copie des manuscrits en Occident. Écriture des premiers chrétiens, puis des moines, l'onciale connaît son heure de gloire au Ve siècle, essentiellement pour les textes ecclésiastiques. Entre les IVe et VIIe siècles, on l'utilise en Italie pour transcrire les textes classiques. Considérée par les carolingiens comme une écriture de luxe, l'onciale perdure jusqu'au Xe siècle, en usage pour les titres et les premières lignes de chapitre.
 
 
 
Cette image est disponible dans la Banque d'images.
Vous pouvez en commander une reproduction.
En payant en ligne, vous bénéficiez du service rapide.
Ajoutez l'image à votre panier.
 
commander