Suite

Reliures de cuir

Comme le préconise Alcuin, il faut coudre ensemble et couvrir les cahiers des manuscrits afin d'éviter qu'ils ne soient perdus ou dispersés par les lecteurs. C'est à l'aide de ficelles de chanvre ou de lanières de peau que sont cousus les cahiers, selon un système qui s'appuie sur l'un des plats de la reliure, d'épaisses planchettes de chêne appelées ais. Ais et feuillets constituent un bloc compact et massif, couvert d'une peau épaisse, grisâtre et pelucheuse, vraisemblablement de la peau de cerf ou de daim. Les reliures courantes sont ainsi en cuir, le plus souvent les peaux restent nues.

Sacramentaire de Corbie

Corbie, 3e quart du IXe siècle (après 853)
BnF, Manuscrit, Latin 12051 plat supérieur

Voici une reliure de peau blanchâtre, dont la technique, comme les magnifiques tranchefiles brodées tricolores, beige, rouge et vert, est typiquement carolingienne. Au plat supérieur, une croix est dessinée au filet dans un cadre rectangulaire, des petits fers en forme de fleurons et des rosettes soulignent le tracé de la croix ou occupent les grands à-plats.
 1/7