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La caroline de Reims

Dans le scriptorium de Reims fondé par l'archevêque Hincmar, on pratique une écriture au petit module régulier et ferme : l'écriture rémoise permet de réduire une page en onciale à une seule colonne en caroline. Malgré l'absence totale de ponctuation, habituelle aux Ve-VIe siècles, les copistes carolingiens comprennent la signification des espaces blancs de leur modèle. Ils ajoutent leur système de ponctuation, point et virgule, mais font quelques erreurs, dues à l'absence d'intervalle entre les mots et sans doute à une connaissance imparfaite du latin.

Jonas d'Orléans, lettre à l'évêque Walcaud ; Vie et translation de saint Hubert de Laon

Reims, milieu du IXe siècle
BnF, Manuscrits, Latin 5609 fol. 3

Ce petit traité hagiographique, dont l'écriture régulière et de grand format est caractéristique de la production rémoise du milieu du IXe siècle, porte l'ex dono d'Hincmar à l'abbaye de Saint-Remi de Reims inscrit en capitale.
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