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La longue prise du pouvoir

Profitant des guerres fratricides qui secouent la Gaule mérovingienne, ceux que l'on appelle les Pippinides en référence à Pépin, nom porté par nombre d'entre eux, s'imposent progressivement, d'abord en Austrasie puis dans tout le royaume. Non sans difficultés, cette famille utilise la charge de maire du palais comme tremplin pour prendre le pouvoir, fondant des abbayes et nommant des proches aux postes-clés, s'alliant avec la papauté et ménageant l'aristocratie franque avec laquelle ils nouent des liens de parenté. Cette politique, poursuivie inlassablement durant un siècle et demi, prépare l'avènement de la nouvelle dynastie des Carolingiens, leurs descendants.

Clovis II à Saint-Denis. Assassinat d'Ansegisel

Grandes Chroniques de France, enluminées par Jean Fouquet. Tours, vers 1455-1460
BnF, Manuscrits, Fr. 6465 f. 70

Dans une scène imaginée par Fouquet, Clovis II exempte l'abbaye de Saint-Denis des privilèges épiscopaux. À cette époque, les Pippinides et leurs alliés s'arrogent le pouvoir dans les deux royaumes francs : Clovis II règne en Neustrie avec Pépin Ier ; son demi-frère Sigebert III en Austrasie avec Ansegisel, père du futur Pépin II. L'assassinat d'Ansegisel par son fils adoptif Gondouin figure en l'arrière-plan à droite.
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