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L'unité du royaume franc

Fils naturel de Pépin II, Charles Martel s'impose comme unique maire des deux palais d'Austrasie et de Neustrie. Son fils Pépin III, dit "le Bref" en raison de sa petite taille, lui succède, gouvernant d'abord au nom de Childéric III. En 751, il dépose le roi mérovingien, se fait élire roi des Francs avec le soutien du pape, et consolide ses territoires. À sa mort, l'unité du royaume est compromise par la mésentente entre ses deux fils. Mais Charles, l'aîné, règne seul quand Carloman meurt en 771. L'avènement des Carolingiens marque une rupture avec un net renforcement du pouvoir royal et une remise en ordre des institutions politiques, sociales et religieuses du royaume.

Bataille de Laon. Couronnement de Pépin le Bref

Grandes Chroniques de France, enluminées par Jean Fouquet. Tours, vers 1455-1460
BnF, Manuscrits, Fr. 6465 f. 76

Après la mort de Charles Martel, son fils illégitime Griffon entre en guerre contre ses demi-frères Pépin et Carloman pour obtenir une part d'héritage mais il est défait dans son fief de Laon. Une fois Carloman retiré dans un monastère, Pépin dépose Childéric III. Élu roi des Francs, il se fait sacrer à Soissons par les évêques. En 754, le pape Étienne II, venu à Saint-Denis demander une aide militaire, couronne Pépin devant les évêques et les dignitaires de la cour.
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