De Corbie à Soissons : quelques abbayes franques du nord de la France

  
Fondée entre 657 et 661 par la reine Bathilde, veuve de Clovis II, avec des moines venus de Luxeuil, l'abbaye royale de Corbie devient le plus important centre monastique du nord de la Gaule. Des relations étroites se nouent très tôt entre les abbés et la dynastie carolingienne, de Grimo, ambassadeur de Charles Martel auprès du pape Grégoire III, à Paschase Radbert, en passant par Adalhard, cousin de Charlemagne.
Psautier de Corbie
Commentaires de saint JérômeSacramentaire de Corbie Sacramentaire de Corbie
Doctrine chrétienne de Saint Augustin
Foyer d'étude exemplaire dès le milieu du VIIIe siècle, l'abbaye dispose d'une riche bibliothèque et d'un scriptorium, qui joue un rôle important dans la naissance de l'écriture caroline. Sa production, plutôt austère, est éclairée de quelques manuscrits illustrés témoignant d'une virtuosité et d'une recherche inhabituelles. Corbie participe à l'application des nouveaux standards de pureté des textes et à la sauvegarde des auteurs classiques. Certains moines sont des intellectuels, tels Maurdramne, Paschase Radbert ou Ratramne, qui utilisent pour leurs travaux les ressources de la bibliothèque.
Saint-Riquier, restaurée par Angilbert, cousin de Charlemagne, est aussi un foyer de vie monastique vivant. Fondée dès le VIe siècle par Clotaire Ier, Saint-Médard de Soissons accueille en 752 le couronnement de Pépin le Bref. Louis le Pieux lui fait des dons exceptionnels en 827 et Charles le Chauve y réside.
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