Entre diversité et inventivité, les ateliers rémois

   
Associée aux noms de deux grands archevêques, Ebbon (816-835 et 840-841), frère de lait de Louis le Pieux, puis Hincmar (845-882), familier de la cour de Charles le Chauve, la production artistique de l'école de Reims est l'une des plus somptueuses de la Renaissance carolingienne. Disséminés dans différents centres, situés à Reims même ou dans les environs, les artistes de cette école pratiquent un art illusionniste inspiré de l'Antiquité. À Hautvillers, où Ebbon a réuni des artistes venus d'horizons divers, ce style revêt des accents expressionnistes : les Évangiles réalisés sous son patronage en sont l'un des plus brillants témoins, avec le Psautier d'Utrecht.
Évangiles de Hurault
Évangiles de Loisel Évangiles d'Ebbon
   
Cet élan créateur se poursuit sous l'épiscopat d'Hincmar, qui fonde un scriptorium à Saint-Remi, dont il était l'abbé, et fait don de plusieurs manuscrits à la bibliothèque de ce monastère. C'est à cette époque qu'est exécutée pour Charles le Chauve la Bible de Saint-Paul-hors-les-Murs, ouvrage de grand luxe orné de 24 peintures en pleine page inspirées des cycles bibliques de la fin de l'Antiquité.
Térence, Comédies
Térence, Comédies Prudence, Poésies Prudence, Poésies
   
Reims a joué un rôle crucial dans la transmission de l'héritage littéraire de l'Antiquité : en témoignent les fameuses Comédies de Térence, dont les représentations sur le vif d'acteurs dérivent d'un prototype antique.
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