Metz, ville impériale, centre liturgique et artistique

   
Metz est le berceau de la dynastie carolingienne : l'arrière-grand-père de Charlemagne, saint Arnoul, y est né en 617 et certains membres de la famille, comme Hildegarde, épouse de Charlemagne et mère de Louis le Pieux, sont enterrés à Saint-Arnoul, sorte de nécropole familiale. C'est aussi là que les restes de Louis le Pieux, mort en 840, reposent dans un sarcophage romain.
Évangiles de Metz
Évangiles de MetzÉvangiles de DrogonÉvangiles de Drogon
Sacramentaire de Drogon
Le siège épiscopal est occupé par des prélats proches du trône, dont la forte personnalité marque la ville sur le plan culturel et artistique. Avec Chrodegang, qui rédige la règle destinée aux chanoines, l'Église de Metz joue un rôle primordial dans la réforme du clergé et dès 755 on y adopte le rite romain, pierre angulaire de l'unification religieuse poursuivie par Charlemagne. À la fin du VIIIe siècle, Angilram, chapelain de Charlemagne, crée un scriptorium auprès de la cathédrale. Grâce au mécénat de Drogon, fils adultérin de l'empereur désigné comme évêque en 821, Metz connaît au milieu du IXe siècle une activité artistique brillante, qui s'exerce dans la peinture de manuscrits et la sculpture de l'ivoire.
Le 8 septembre 869, Charles le Chauve choisit la cathédrale de Metz pour être couronné roi de Lotharingie et il donne à cette occasion à l'église son psautier et une grande Bible qui lui a été offerte quelques années auparavant.
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