Dessin préparatoire à la gravure pour Les Femmes savantes de Molière, édition de David
François Boucher, 1734.
BnF, Département des Manuscrits, Rothschild 220, II-8-10
© Bibliothèque nationale de France
« J'ai cru, me disait-elle, que tout comme chez nous une fille entre à l'opéra dans les chœurs ou dans les ballets sans jamais avoir appris à chanter, ni à danser, il en était de même pour entrer dans une troupe de comédiens. Comment aurais-je pu penser autrement quand un comédien comme Clerval me disait que j'étais faite pour briller sur le théâtre et me le prouvait me conduisant avec lui ? Il n'exigea de moi avant de me scripturer que de m'entendre à lire et de me faire apprendre par cœur trois ou quatre scènes de différentes pièces qu'il me fit jouer dans ma chambre avec lui qui, comme vous le savez joue supérieurement les valets ; il me trouva excellente soubrette ; et certainement il n'a pas voulu me tromper. Il s'est trompé lui-même. » (Histoire de ma vie, III, p. 435)
 
 

> partager
 
 
 

 
> copier l'aperçu