Paris. Vue perspective de la salle de bal construite dans la cour de l'Hotel-de-ville
Fêtes publiques données par la Ville de Paris à l’occasion du mariage de Monseigneur le Dauphin, les 23 et 26 février MDCCXLV
François Blondel et veuve Chéreau, Paris, 1751.
BnF, Département des Estampes et de la photographie, PD-84 (A)-FOL
© Bibliothèque nationale de France
« Malgré tout l'esprit des Français, Paris est, et sera toujours, la ville où l'imposture fera fortune. Lorsqu'elle est découverte on s'en moque et on en rit, et l'imposteur rit encore plus, car il est déjà devenu riche recto stat famula talo [si la pièce se tient sur un pied sûr]. Ce caractère de la nation qui donne si facilement dans des panneaux vient de l'empire que la mode a sur elle. L'imposture est neuve ; elle devient donc de mode. Il suffit que la chose ait droit de surprendre par un caractère d'extraordinaire, et tout le monde y fait accueil, car tout le monde craint de paraître sot en disant : cela est impossible. Il n'y a en France que les seuls physiciens qui sachent qu'entre la puissance et l'action il y a l'infini, tandis qu'en Italie la force de cet axiome est enracinée dans l'esprit de tout le monde. » (Histoire de ma vie, I, p. 624-625.)
 
 

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