La buraliste
Almanach utile et agréable de la loterie de l'École royale militaire, pour l'année... : où l'on voit son origine, ses progrès, son établissement en France et la façon de placer le plus avantageusement sa mise : enrichi de quatre-vingt-dix figures en taille douce, qui pourront servir de devises, planche 79
Dessin de Gravelot (1699-1773), 1759-1760.
BnF, Réserve des livres rares, RES-V-2624
© Bibliothèque nationale de France
« Ce qu'on me proposa, et que j'ai d'abord accepté, furent six bureaux de recette et quatre mille francs de pension sur la loterie même. C'était le produit d'un capital de cent mille francs, que j'aurais été maître de retirer renonçant aux bureaux, puisque ce capital me tenait lieu de caution.
Le décret du conseil sortit huit jours après. On donna la régie à Calzabigi avec les appointements de trois mille francs par tirage, et une pension de quatre mille francs par an, comme à moi, et le grand bureau de l'entreprise à l'hôtel de la loterie dans la rue Montmartre. De mes six bureaux j'en ai d'abord vendu cinq deux mille francs chacun, et j'ai ouvert avec luxe le sixième dans la rue St-Denis y plaçant en qualité de commis mon valet de chambre. C'était un jeune Italien fort intelligent qui avait servi en qualité de valet de chambre le prince de la Catolica, ambassadeur de Naples. On fixa le jour du premier tirage, et on publia que tous les billets gagnants seraient payés huit jours après le tirage au bureau général de la loterie. Je n'ai pas tardé vingt-quatre heures à faire afficher que tous les billets gagnants signés par moi seraient payés à mon bureau de la rue St-Denis vingt-quatre heures après le tirage. L'effet de cela fut que tout le monde venait jouer à mon bureau. » (Histoire de ma vie, II, p. 29-30.)
 
 

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