Naples : Vue perspective de la grande rue
Daumont, éditeur, Paris, 1760.
Estampe, 29 x 42 cm
BnF, Département des Estampes et de la photographie, LI-72 (7)-FOL
© Bibliothèque nationale de France
« J'ai connu à table l'abbé Galiani, secrétaire d'ambassade de Naples. [...] Cet abbé était un homme de beaucoup d'esprit. Il avait supérieurement le talent de donner à tout ce qu'il débitait de plus sérieux une teinture comique, et toujours sans rire, parlant très bien français avec l'invincible accent napolitain, ce qui le faisait chérir de toutes les compagnies. L'abbé de Laville lui dit que M. de Voltaire se plaignait qu'on avait traduit son Henriade en vers napolitains de façon qu'elle faisait rire les lecteurs. Il lui répondit que Voltaire avait tort, puisque telle était la nature de la langue napolitaine qu'il était impossible de la manier en vers sans exciter à rire.
― Imaginez-vous, lui dit-il, que nous avons une traduction de la Bible et une de l'lliade et qu'elles font rire.
― Passe pour la Bible, mais pour l'lliade j'en suis surpris. » (Histoire de ma vie, II, p. 65.)
 
 

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