Madrid : Vue perspective de la fontaine du Soleil
Espagne, Madrid, Puerta del sol
Daumont, éditeur, Paris, 1760.
Estampe, 27 x 41 cm
BnF, Département des Estampes et de la photographie, LI-72 (5)-FOL
© Bibliothèque nationale de France
« Tour d'un coup j'ai entendu la sentinelle qui était à la porte du parterre crier à haute voix : DIOS. À ce cri, j'ai vu tous les spectateurs, hommes et femmes, et les acteurs qui étaient sur la scène interrompre leurs rôles pour se jeter à genoux et y rester jusqu'à ce que l'on entendît plus une cloche qu'on sonnait dans la rue. Le son de cette cloche indiquait qu'un prêtre passait qui portait un viatique à un malade. Les espagnols sont édifiés de tout ce qui démontre que dans tout ce qu'ils font ils ne perdent jamais de vue la religion. Il n'y a point de courtisane qui se trouvant avec son amant et cédant au désir amoureux, se détermine à l'exploit sans avoir auparavant couvert avec un mouchoir le crucifix, et tourné vers le mur les tableaux qui représentent l'image de quelque saint. Celui qui en rirait, l'homme qui appellerait cette cérémonie absurde et superstitieuse passerait pour athée, et la courtisane irait peut-être le dénoncer. » (Histoire de ma vie, III, p. 579.)
 
 

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