La Tour de Londres
Leender Knyff (1650-1721), dessinateur de l'œuvre reproduite. Benedikt Winkler (1727?-1797), graveur, Augsbourg, vers 1770.
Estampe, 30 x 40 cm
BnF, Département des Estampes et de la photographie, LI-72 (5)-FOL
© Bibliothèque nationale de France
« L'île qu'on appelle Angleterre est d'une couleur différente de celle qu'on voit sur la surface du continent. La mer est extraordinaire en qualité d'Océan, puis qu'elle est sujette au flux et au reflux ; l'eau de la Tamise a un autre goût, différent de celui de toutes les rivières du monde. Les bêtes à cornes, les poissons, et tout ce qu'on mange est différent en goût de ce que nous mangeons, les chevaux sont d'une espèce particulière jusque dans la forme, et les hommes ont un caractère à part commun à tout la nation, qui lui fait croire d'être supérieur aux autres. C'est une imagination commune à toutes les nations ; chacune se croit la première. Elles ont toutes raison.
J'ai vu d'abord une grande propreté, la solidité de la nourriture, la beauté de la campagne et celle des grands chemins ; j'ai admiré la qualité des voitures que l'on fournit à la poste à ceux qui voyagent sans en avoir une à eux ; la justesse du prix des courses, la facilité de payer, la rapidité avec laquelle on court toujours trot, jamais galop, et la façon dont sont faites les villes par lesquelles je suis passé pour aller de Douvres à Londres. » (Histoire de ma vie, III, p. 127.)
 
 

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