Amsterdam : Vue d'optique représentant la maison des Orphelins et le pont de l'Amstel
Daumont, éditeur, Paris, vers 1760.
Estampe, 28 x 39 cm
BnF, Département des Estampes et de la photographie, LI-72 (6)-FOL
© Bibliothèque nationale de France
« – Allons, allons, dit la charmante Esther d'un air enjoué, mettons des patins, et allons vite nous amuser sur l'Amstel, car j'ai peur que la glace fonde. […] et voilà les demoiselles en train, en courte jupe, armées de culottes de velours noir pour se garantir d'accidents. Nous descendons sur l'Amstel, et me trouvant tout à fait nouveau dans ce manège, le lecteur peut se figurer qu'étant tombé violemment sur la dure glace au moins vingt fois, j'ai cru que je finirais par me casser les reins ; mais point du tout, j'ai eu honte à quitter la partie, et je n'ai fini que lorsqu'on nous appela à dîner. En nous levant de table, je me suis trouvé comme perclus de tous mes membres. Esther me donna un pot de pommade, et m'assura que me faisant frotter allant au lit, je me porterais très bien le lendemain. Elle me dit vrai. On rit beaucoup ; j'ai laissé rire ; j'ai vu que cette partie n'avait été faite que pour rire à mes dépens, et je n'ai pas trouvé cela mauvais. » (Histoire de ma vie, II, p. 118.)
 
 

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