Vis à vis
Modèles de voitures d'époque Louis XV
Jean-François Chopard, vers 1750.
Gravure, 50 x 65 cm
BnF, Département des Estampes et de la photographie, LD-20 (B)-FOL - Planche 1
© Bibliothèque nationale de France
« D'abord que nous fûmes à l'auberge, j'ai demandé à l'officier s'il comptait d'aller à Parme en poste ou par voiture. Il me répondit que n'ayant pas de voiture à lui, il préférait d'y aller en poste.
― J'en ai une, lui dis-je, fort commode, dont je vous offre les deux places du derrière, si ma société ne vous est pas trop désagréable. [...]
Il s'agissait d'une voiture que je n'avais qu'en imagination. Ce fut au café de la noblesse que je suis d'abord allé pour demander où il y avait une bonne voiture à vendre. On me dit d'abord qu'il y avait une voiture anglaise chez le comte Dandini qui était à vendre, et que personne ne voulait acheter parce qu'elle était trop chère. On en voulait deux cent sequins, et elle n'était qu'à deux places avec un strapontin. C'était ce que je voulais. Je me fais conduire à la remise, je la trouve à mon gré ; le comte étant allés ouper en ville, je promets de l'acheter le lendemain, et je retourne à l'auberge très content. Pendant le souper je n'ai parlé à l'officier que pour établir que nous partirions le lendemain et que nous payerions deux chevaux chacun. [...] J'ai acheté la voiture, qui devait avoir coûté le double, avec condition qu'il devait d'abord envoyer quérir un sellier qui me la mènerait à la porte de l'auberge toute en ordre, une heure après midi. » (Histoire de ma vie, I, p. 479-480.)
 
 

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