Plan et élévation d'une chaise de poste montée avec des cordes à boyaux
Modèles de voitures d'époque Louis XV
Jean-François Chopard, vers 1750.
Gravure, 50 x 65 cm
BnF, Département des Estampes et de la photographie, LD-20 (B)-FOL - Planche B 6
© Bibliothèque nationale de France
« Deux heures avant d'arriver à Amsterdam, moi étant dans ma chaise de poste à deux roues avec mon domestique assis derrière, je rencontre une calèche à quatre roues, à deux chevaux comme la mienne, un maître et un domestique. Le cocher de la voiture à quatre roues voulait que le mien lui fît place, le mien lui remontait que lui faisant place il allait me verser dans le fossé, mais l'autre insistait. Je m'adresse au maître, beau jeune homme, et je le prie d'ordonner de me faire place.
― Je suis en poste, monsieur, et outre cela je suis étranger.
― Monsieur, en Hollande, nous ne connaissons pas les droits de poste, et si vous êtes étranger, avouez que vous ne pouvez avoir aucune prétention plus forte que moi, qui suis chez moi.
En entendant cela, je descends dans la neige jusqu'à moitié de mes bottes, et tenant mon épée nue, je dis au Hollandais de descendre ou de me faire place. Il me répondit en souriant, qu'il n'avait pas d'épée, et que d'ailleurs il ne se battrait pas pour une raison si ridicule. Il me dit de remonter, et il me fit place. » (Histoire de ma vie, II, p. 107-108.)
 
 

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