Diligence montée de cordes à boyaux roulante sur six parties et dont la portière est par derrière à M. Descerccau
Modèles de voitures d'époque Louis XV
Jean-François Chopard, vers 1750.
Gravure, 50 x 65 cm
BnF, Département des Estampes et de la photographie, LD-20 (B)-FOL - Planche B 7
© Bibliothèque nationale de France
« Nous partîmes le lendemain avec l'intention d'aller toute la nuit pour ne nous arrêter qu'à Avignon, mais à cinq heures et demie, une lieue au-delà de la Croix-d'Or, le châssis du timon de ma voiture se rompit de façon que nous eûmes besoin du charron. Nous dûmes nous disposer à attendre jusqu'à ce que le voisin de l'endroit où nous étions viendrait à notre secours.Clairmont alla s'informer à une jolie maison que nous avions à notre droite au bout d'une allé de 300 pas côtoyée d'arbres. Je n'avais qu'un seul postillon auquel je n'ai pas permis d'abandonner les quatre chevaux trop vifs. Il retourna avec deux domestiques de la maison que nous voyions, dont un m'invita de la part de son maître à aller attendre le charron chez lui. J'aurais été impoli si j'avais refusé une pareille politesse, très naturelle d'ailleurs à la nation, et principalement à la noblesse. On lie le timon avec des cordes et laissant le tout à la garde de Clairmont, je m'achemine à pied à cette maison avec Marcoline. On avait envoyé quérir le charron et la voiture nous suivait très lentement. » (Histoire de ma vie, III, p. 61-62.)
 
 

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