Diligence angloise coupée ou birouche
Modèles de voitures d'époque Louis XV
Jean-François Chopard, vers 1750.
Gravure, 50 x 65 cm
BnF, Département des Estampes et de la photographie, LD-20 (B)-FOL - Planche B 9
© Bibliothèque nationale de France
« Lorsque j'étais pour descendre, un homme vient me dire que les lanternes ne tenaient pas aux ressorts, et que je perdrais certainement l'enchâssement des bougies si je ne lui ordonnais pas de les accommoder, ce qu'il ferait en moins d'une heure. Je jure, j'appelle Clairmont pour le gronder, mais Clairmont dit que le lanternier même en visitant les lanternes sans qu'il le lui eût dit, devait les avoir dérangées exprès pour gagner de l'argent. Cela était à la lettre, je connaissais cette ruse, j'appelle cet homme fripon, il me répond trop en français, je lui donne des coups de pied dans le ventre, un pistolet à la main. Il s'en va en jurant, l'hôte monte au bruit, tout le monde dit que j'ai raison ; mais je ne dois pas moins perdre une heure, puisque la lune ne luisait pas, et les lanternes m'étaient nécessaires. Vite un autre lanternier. Il vient, il voit, il rit, car la friponnerie de l'autre se voyait clairement ; et il s'engage de mettre des nouveaux ressorts, mais il lui faut deux heures. » (Histoire de ma vie, III, p. 101-102.)
 
 

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