Voiture de Jardins avec son plan
Modèles de voitures d'époque Louis XV
Jean-François Chopard, vers 1750.
Gravure, 50 x 65 cm
BnF, Département des Estampes et de la photographie, LD-20 (B)-FOL - Planche C 11
© Bibliothèque nationale de France
« Nous partîmes à trois chevaux à dix heures précises, et un petit vent tempérant la chaleur de l'air nous fit arriver fort contents à Radicofani à midi. L'hôte qui, en même temps, était le maître de poste, me demanda d'abord si je payais trois pauls qui lui étaient dus par le Français qui était passé, avait mangé et bu, et qui n'avait rien payé. D'abord que je lui ai dit que je payerais tout, je l'ai vu moins inquiet mais ce n'est pas tout.
― Ce Monsieur, me dit-il, a battu avec son épée toute nue trois postillons, dont un blessé au visage, l'a déjà suivi, et cela lui coûtera cher. Il les a battus parce qu'ils voulaient l'empêcher de partir sans me payer, et sans payer à l'écurie l'avoine que son cheval a mangée.
― Vous avez eu tort de vouloir lui faire violence, car il n'a pas l'air d'un voleur, et vous auriez dû croire sans difficulté que je vous aurais payé en arrivant.
― Vous vous trompez. Je n'étais pas obligé de croire cela. J'ai été cent fois en ma vie trompé ainsi. » (Histoire de ma vie, III, p. 777-778.)
 
 

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