Jeu de cartes aux enseignes latines
Venise, 1753.
BnF, Département des Estampes et de la photographie, Réserve Kh-167 (173-188)
© Bibliothèque nationale de France
Le jeu est un élément naturel chez le Casanova, en dépit des interdits qui pèsent sur lui, notamment en France. S'il a une prédilection pour le pharaon et pour le biribi, on le voit pratiquer toutes sortes de jeux, tout au long des pages d'Histoire de ma vie : bassette, brelan, comète, ombre, martingale, passe-dix, piquet, trente-quarante…
« Après la comédie, je l'ai conduite [Christine] au casin, où elle fut étonnée voyant pour la première fois une banque de pharaon. Je n'avais pas assez d'argent pour jouer moi-même ; mais assez pour qu'elle pût s'amuser faisant un petit jeu. Je lui ai donné dix sequins lui disant ce qu'elle devait faire malgré qu'elle ne connût pas les cartes. On la fit asseoir, et en moins d'une heure elle se trouva maîtresse de presque cent. Je lui ai dit de quitter, et nous retournâmes à l'auberge. Quand elle compta tout l'argent qu'elle avait gagné, et qu'elle sut qu'il lui appartenait, elle crut que ce n'était qu'un rêve. » (Histoire de ma vie, I, p. 420-421.)
 
 

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