Jeu de cartes aux enseignes latines
Venise, 1753.
BnF, Département des Estampes et de la photographie, Réserve Kh-167 (173-188)
© Bibliothèque nationale de France
« Elle [la courtisane vénitienne Ancilla] s'était arrêtée avec son mari à Lyon pour son seul plaisir, et elle avait à ses pieds toute la belle et riche jeunesse de la ville qui allait le soir chez elle, et qui faisait tout ce qu'elle voulait pour lui plaire. Parties de plaisir le jour, grands soupers, et jeu de pharaon toute la nuit. Celui qui tenait la banque était nommé D. Guiseppe Marcati, qui était le même que j'avais connu à l'armée espagnole huit ans auparavant, qu'on nommait D. Pepe il cadetto, et qui quelques années après publia sous le nom d'Afflisio, et qui a si mal fini. Cette banque gagna en peu de jours trois cent mille francs. Dans un pays de cour une pareille somme n'aurait pas fait de bruit mais dans une ville de marchands elle donna l'alarme à tous les pères de famille, et la société italienne pensa à partir. » (Histoire de ma vie, I, p. 552-553.)
 
 

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