Ex libris du collectionneur Georges Marteau
Jeu de cartes aux enseignes latines
Venise, 1753.
BnF, Département des Estampes et de la photographie, Réserve Kh-167 (173-188)
© Bibliothèque nationale de France
« Tel je crois en général le caractère de la plupart des joueurs. Je ne lui aurais peut-être pas donné une telle somme si je n'avais gagné mille louis. J'en avais perdu trois cents, et il me semblait d'avoir gagné les deux vents qui m'étaient restés. Je lui ai donné les cinquante m'imaginant de les payer sur une carte gagnante. J'ai toujours aimé la dépense, mais je ne me suis reconnu prodigue que lorsque que je me suis trouvé dans le courant du jeu. Je ressentais le plus grand plaisir donnant un argent qui ne me coûtait rien à quelqu'un qui en ferait le plus grand cas. Je nageais dans la joie en voyant la reconnaissance et l'admiration sur la noble figure de M. M.
― Vous devez être, me dit-elle, prodigieusement riche.
― Désabusez-vous. Je vous aime passionnément, et voilà tout. » (Histoire de ma vie, II, p. 454.)
 
 

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