Jeu de cartes aux enseignes latines
Venise, 1753.
BnF, Département des Estampes et de la photographie, Réserve Kh-167 (173-188)
© Bibliothèque nationale de France
« ― Je suis enchantée, caro D. Giacomo, d'apprendre que tu m'aimes, mais ne restant à Naples que peu de jours, tu m'oublieras facilement.
― Que maudit soit le jeu, car nous passerions ensemble des soirées charmantes.
― Le duc m'a dit que tu as perdu fort noblement mille ducats. Tu es donc malheureux ?
― Pas toujours, mais quand je joue dans le jour même que je suis devenu amoureux, je suis sûr de perdre.
― Tu gagneras ce soir.
― C'est le jour de la déclaration, je perdrai encore.
― Ne joue donc pas.
― On dirait que j'ai peur de perdre, ou que je n'ai pas d'argent.
― J'espère donc que tu gagneras, et que tu m'en donneras la nouvelle chez moi demain matin. » (Histoire de ma vie, II, p. 627-628.)
 
 

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