Jeu de cartes aux enseignes latines
Venise, 1753.
BnF, Département des Estampes et de la photographie, Réserve Kh-167 (173-188)
© Bibliothèque nationale de France
« Je fus dans ma vie très sensible à la perte, mais toujours assez fort pour en dissimuler le chagrin ; ma gaité naturelle devenait double précisément parce qu'elle était forcée par l'art. Cela me gagna toujours le suffrage de toute la compagnie, et me rendit plus faciles les ressources. J'ai soupé avec un excellent appêtit, et mon esprit en effervescence inventa tant de choses à faire rire que je suis parvenu à dissiper toute la tristesse du duc de Matalone qui était au désespoir d'avoir gagné une si grosse somme à un étranger qu'il logeait, et qu'on pouvait croire qu'il ne l'eût accueilli que pour lui gagner son argent. Il était noble, magnifique, riche, généreux et honnête homme. » (Histoire de ma vie, II, p. 628.)
 
 

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