Jeu de cartes aux enseignes latines
Venise, 1753.
BnF, Département des Estampes et de la photographie, Réserve Kh-167 (173-188)
© Bibliothèque nationale de France
« Je suis allé me loger à Turin dans une maison particulière, où logeait l'abbé de Gama, qui m'attendait. [...] Après avoir tout réglé avec l'hôtesse pour ce qui regardait ma table, je suis allé au café, où la première personne que j'ai vue fut le prétendu marquis des Armoises que j'avais connu à Aix en Savoye. La première chose qu'il me dit fut que les jeux de hasard étaient défendus, et que les dames que j'avais connues à Aix seraient sans doute enchantées de me revoir. Pour ce qui le regardait, il me dit qu'il vivait du jeu de trictrac, malgré qu'il n'eût pas le dé heureux, car la force de la science à ce jeu-là avait plus d'influence que la fortune contraire. J'entendais fort bien qu'à fortune égale celui qui avait plus de science devait gagner, mais je ne comprenais pas la possibilité du contraire. » (Histoire de ma vie, II, p. 667.)
 
 

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