Prague : Vue perspective de la place des Peintres, dite Perlach, du côté de la basse ville
Basset, éditeur, Paris, vers 1760.
Estampe, 29 x 42 cm
BnF, Département des Estampes et de la photographie, LI-72 (6)-FOL
© Bibliothèque nationale de France
« À mon arrivé à Prague, où je n'avais pas l'intention de m'arrêter je n'ai fait que porter une lettre d'Amorevoli à l'entrepreneur de l'opéra Locatelli, et voir la Morelli. C'était une ancienne connaissance qui me tint lieu de tout en trois jours que j'ai passés dans cette vaste ville. Mais au moment de mon départ, j'ai rencontré dans la rue mon ancien ami Fabris, qui était colonel et qui m'obligea à aller dîner avec lui. Je l'embrasse et lui remonte que je dois partir.
― Vous partirez ce soir avec un de mes amis, et vous rejoindrez la diligence.
J'ai fait ce qu'il a voulu et j'en fus enchanté. Il souhaitait la guerre, et elle arriva deux ans après, où il acquit beaucoup de gloire.
Pour ce qui regarde Locatelli, c'était un caractère original, qui valait la peine d'être connu. Il mangeait tous les jours à une table de trente couverts ; les convives étaient ses acteurs, actrices, danseurs et danseuses, et de ses amis. Il présidait lui-même à la bonne chère qu'il faisait faire, car celle de bien manger était sa passion. » (Histoire de ma vie, I, p. 638.)
 
 

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