Vienne : Vue de la Résidence Impériale
Palais impérial de la Hofburg
Georg Matthäus Probst (?-1788), graveur, vers 1760.
Estampe, 31 x 42 cm
BnF, Département des Estampes et de la photographie, LI-72 (6)-FOL
© Bibliothèque nationale de France
 Le premier jour de l'année 1767, j'ai pris un appartement chez M. Schröder, et je suis allé porter mes lettres à Mme de Salmour, grande maîtresse de l'archiduchesse Marianne, et à Mme Staremberg. Puis je suis allé voir Calzabigi l'aîné qui travaillait pour le ministère sous les ordres du prince Kaunitz. Calzabigi travaillait au lit. Tout son corps était couvert de dartres ; le prince allait chez lui presque tous les jours. J'allais souvent chez Metastasio, au spectacle tous les jours où dansait Vestris, que le jeune empereur avait fait venir de Paris pour voir ce que c'était que la belle danse de cet homme. [...]
Je vivais donc ainsi à Vienne dans la plus grande tranquillité, m'amusant et me portant bien, et pensant toujours à mon voyage en Portugal au printemps. Je ne voyais ni bonne ni mauvaise compagnie, j'allais aux spectacles et souvent dîner chez Calzabigi, qui faisait pompe de son athéisme, et qui imprudemment disait toujours du mal de Metastasio qui le méprisait ; mais Calzabigi s'en moquait. Grand calculateur politique, il était l'homme du prince Kaunitz. » (Histoire de ma vie, I, p. 505-506.)
 
 

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