Exaltatio V. Essentiae
Sapientia veterum philosophorum, sive doctrina eorumdem de summa et universali medicina 40 hierogliphis explicata
XVIIIe siècle.
Manuscrit à peintures, 58 folios, 16,9 x 10,6 cm
BnF, Arsenal, MSS 974, folio 39
© Bibliothèque nationale de France
« Le premier jour du mois d'août fut un jour funeste pour elle [Pauline] et pour moi. Pour elle qui reçut deux lettres de Lisbonne et pour moi qui, entre autres, j'en ai reçu une de Paris qui m'annonçait la mort de Mme d'Urfé. C'était Mme du Rumain qui m'écrivait que les médecins disaient sur le témoignage de Brougnole sa femme de chambre qu'elle s'était empoisonnée prenant une trop forte dose de ce qu'elle appelait médecine universelle. Elle me disait qu'on lui avait trouvé un testament fou, car elle laissait tout son bien au premier fils ou fille dont elle accoucherait, et dont elle se disait grosse. C'était moi qu'elle instituait tuteur du nouveau-né, ce qui me perçait l'âme, car cette histoire dut avoir fait rire au moins pour trois jours tout Paris. Mme la comtesse du Châtelet, sa fille, s'était emparée de sa riche succession en bien immeubles et de son portefeuille où à mon grand étonnement on avait trouvé m/400 #. Les bras me tombèrent ; mais j'ai concentré ma douleur et mon repentir dans l'intérêt que je prenais aux deux lettres qu'avait reçues Pauline [...]. » (Histoire de ma vie, III, p. 198-199.)
 
 

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