Texte composite comprenant une liste d'invocations des noms de bouddhas
  
Dynastie des Tang ou Cinq Dynasties ? non daté
Verso d'un rouleau manuscrit sur 3 feuilles de papier ;
133,5 x 31 cm ; texte de 93 cm
BNF, Manuscrits orientaux, Pelliot chinois 3074 v

Au verso d'un fragment de l'un des sûtras bouddhiques des noms de bouddhas, a été découvert un texte composite dont les quatre premières colonnes citent le titre et le texte du Sûtra de la contemplation des bodhisattvas Bhaisajyaraja et Bhaisyajyasamudgata. Après un préambule signé d'un certain monsieur Yan, Yan lang, des citations de la partie versifiée du Sûtra de l'ornementation fleurie, occupent jusqu'à la sixième colonne. Suivent l'invocation des noms du bouddha et des deux bodhisattvas, et la liste de 53 noms de bouddhas. Chaque nom est séparé du suivant par un espace ; l'énumération s'arrête au trente-deuxième. Deux caractères ont été annulés à la cinquième colonne. Annulations et inachèvement contrastent avec le soin évident apporté à la préparation de la réglure et surtout aux encadrements supérieur et inférieur, ainsi qu'à la calligraphie à l'encre foncée d'un style régulier avec des réminiscences du lishu.
La conception de ce document avec ses colonnes inhabituellement longues et son encadrement de belle facture indique qu'il était destiné à être suspendu.
Le dessin des créatures fabuleuses dites kalavinka, mi-oiseaux mi-hommes, aux pattes de grue, aux larges ailes et à l'immense queue formant une arabesque végétale, est d'une grande sûreté de trait. Ces êtres à la physionomie sino-indienne, coiffés d'un chignon de type indien, parés de bijoux, au corps d'oiseau aux ailes déployées et aux pattes en extension, semblent sur le point de prendre leur envol ; les larges volutes du motif végétal qui s'enroulent dans les airs comme un flot de vapeurs nuageuses, renforcent le dynamisme de la composition.