Versions abrégées du Liezi et du Zhuangzi
  
Commentateur : Zhang Chan pour le premier texte ; Guo Zixuan (= Guo Xiang) (252-312) pour le second
Dynastie des Tang, non daté, règne de Tang Xuanzong (685-762, r. 712-756) ?
Rouleau manuscrit, incomplet, de 13 feuilles de papier ; 19 à 23 caractères par colonne
28,6 x 468,3 cm
BNF, Manuscrits orientaux, Pelliot chinois 2495

Ce rouleau incomplet contient tout d'abord un bref fragment du Liezi, attribué à maître Lie, qui est suivi d'extraits résumés du Zhuangzi, l'œuvre de maître Zhuang, deux ouvrages philosophiques fondamentaux de la pensée taoïste. Le Zhuangzi, notamment, a exercé une influence considérable sur la littérature des époques postérieures. Ses métaphores, allégories, fables et paraboles ont servi de sources d'inspiration jusqu'à nos jours.
Les études de critique textuelle font apparaître une grande complexité quant à la conception et à la transmission de l'œuvre et confirment la participation de plusieurs auteurs à diverses époques. On ne compte plus les commentaires qui se chargèrent d'expliquer l'ouvrage, mais aucun n'éclipsa celui de Guo Xiang (252-312) de la dynastie des Jin, moins prisé pour la clarté de ses explications que pour l'exposition de ses propres idées philosophiques. Le texte ne commença à être vraiment apprécié qu'à partir du IIIe siècle de notre ère puis exerça, au siècle suivant, autant d'influence sur les taoïstes que sur les bouddhistes. Le 31 mars 742, au cours de la première année de l'ère Tianbao, l'empereur Xuanzong promulgua un édit pour canoniser l'ouvrage désormais désigné comme un "Classique", qui reçut le titre de Classique véritable de la floraison méridionale.