Vocabulaire chinois-coréen
  
Séoul (Corée), Cour des Interprètes, 1690,
tirage après 1775
Impression xylographique sur papier
2 fasc. brochés, couvertures originales,
35 x 23,5 cm
BnF, Manuscrits, coréen 24

 
Dans les domaines les plus divers, la Corée a joué un rôle primordial d'intermédiaire entre la Chine et le Japon, mais elle ne s'est pas contentée de transmettre ; elle a emprunté et conservé des techniques chinoises qu'elle a aussi adaptées à ses ressources et à ses goûts.
Un beau papier coréen se doit d'être souple et résistant, légèrement brillant et d'un blanc d'ivoire. Ses fibres bien travaillées doivent transparaître, de même que l'empreinte claire du treillis de bambou de la forme.
Destiné aux interprètes royaux, ce vocabulaire méthodique donne pour chaque mot, à l'aide du syllabaire coréen, la prononciation chinoise (dans la lecture du Nord et dans celle du Sud) de chacun des caractères qui la composent, puis, après un cercle, le sens en coréen. Cette belle édition xylographique est tout à fait représentative de l'art d'imprimer en Corée.