 |
 |

À nous l'espace |
|
Si
nous sommes aujourdhui capables en effet
destimer la profondeur du ciel cosmologique, sa
constitution, sa structure, et si nous disposons même de
moyens sophistiqués pour voyager dans les airs et dans
lespace
jusquà la Renaissance, ce ciel
est resté inconnu et inaccessible. Mystérieux,
considéré comme fondamentalement distinct du monde
dici-bas, il nétait pas séparé du ciel
religieux où résident les dieux et les anges, ni du
ciel imaginaire que peuplent la mythologie, les arts, la
littérature, la poésie, lallégorie. |
| |
|
 |

Calendrier 2000 |
|
Depuis le XVIIe siècle,
les bouleversements de la vision du monde ont anéanti cette convergence.
De nos jours, ni le ciel de la religion ni celui des poètes ne se confondent
avec celui quexplorent les télescopes et les sondes spatiales. Les
anciennes hiérarchies métaphysiques et spirituelles des sphères célestes
ont cédé la place à dautres étagements, fondés sur des critères purement
physiques. Latmosphère est ainsi divisée en plusieurs niveaux stratosphère, ionosphère, magnétosphère , rattachés à la Terre plus quau ciel : avions, ballons, fusées les parcourent quasi quotidiennement.
Au-delà, les techniciens spatiaux distinguent les différents niveaux dorbites
pour les satellites : orbites basses, géostationnaires, géosynchrones,
héliosynchrones, point de Lagrange, etc. |
| |
|
| |
Plus que des divisions, il sagit
de localisations correspondant aux niveaux de linvisible champ gravitationnel
qui règne en maître dans lespace et gouverne les lois de la mécanique
céleste : sondes, satellites, navettes doivent y obéir. Le signe
le plus flagrant que ce ciel-là fait partie de notre environnement est
peut-être la répartition des divers débris spatiaux, aujourdhui
déjà considérée comme une nuisance pour lexploitation
de lespace.
Le ciel reste toutefois toujours porteur d'imaginaire.
|