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Ange faisant tourner
le moteur du monde
(détail)
La connaissance que les hommes ont de l'univers s'est longtemps limitée à la vision du ciel au-dessus d'eux et à l'exploration de la terre à portée de leurs navires.

Regorgeant de mystères, l'univers est investi par le merveilleux.

Les cartes de la terre figurent pour partie la réalité connue mais n'hésitent pas à représenter l'espace rêvé. Le Paradis, l'Enfer, les îles merveilleuses, sont autant de lieux mystérieux et magiques d'une terre des merveilles qui tend peu à peu à s'effacer derrière les représentations fidèles du territoire renvoyées par les satellites géostationnaires.

 
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Le cheval aéronaute
Le ciel est plus encore investi par l'imaginaire. La médecine et l'astrologie reflètent la manière dont le ciel s'inscrit dans l'homme, influençant ses humeurs et sa destinée. Parallèlement l'homme investit le ciel, dans la fiction d'abord avant d'y voyager dans la réalité. La pluralité possible des mondes de l'univers alimente toujours la science fiction tandis que la musique des sphères inspire scientifiques et musiciens.
    
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À nous l'espace

Si nous sommes aujourd’hui capables en effet d’estimer la profondeur du ciel cosmologique, sa constitution, sa structure, et si nous disposons même de moyens sophistiqués pour voyager dans les airs et dans l’espace… jusqu’à la Renaissance, ce ciel est resté inconnu et inaccessible. Mystérieux, considéré comme fondamentalement distinct du monde d’ici-bas, il n’était pas séparé du ciel religieux où résident les dieux et les anges, ni du ciel imaginaire que peuplent la mythologie, les arts, la littérature, la poésie, l’allégorie. 
    
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Calendrier 2000
Depuis le XVIIe siècle, les bouleversements de la vision du monde ont anéanti cette convergence. De nos jours, ni le ciel de la religion ni celui des poètes ne se confondent avec celui qu’explorent les télescopes et les sondes spatiales. Les anciennes hiérarchies métaphysiques et spirituelles des sphères célestes ont cédé la place à d’autres étagements, fondés sur des critères purement physiques. L’atmosphère est ainsi divisée en plusieurs niveaux – stratosphère, ionosphère, magnétosphère –, rattachés à la Terre plus qu’au ciel : avions, ballons, fusées les parcourent quasi quotidiennement. Au-delà, les techniciens spatiaux distinguent les différents niveaux d’orbites pour les satellites : orbites basses, géostationnaires, géosynchrones, héliosynchrones, point de Lagrange, etc.
   
 

Plus que des divisions, il s’agit de localisations correspondant aux niveaux de l’invisible champ gravitationnel qui règne en maître dans l’espace et gouverne les lois de la mécanique céleste : sondes, satellites, navettes doivent y obéir. Le signe le plus flagrant que ce ciel-là fait partie de notre environnement est peut-être la répartition des divers débris spatiaux, aujourd’hui – déjà – considérée comme une nuisance pour l’exploitation de l’espace.
Le ciel reste toutefois toujours porteur d'imaginaire.