| Le Théâtre du monde de la Renaissance au siècle des Lumières | |
| Les éditeurs des Pays-Bas n'ont cessé de prospérer depuis la publication, à Anvers, du Theatrum Orbis Terrarum d'Abraham Ortelius en 1570 jusqu'à l'incendie de la firme Blaeu, à Amsterdam, en 1672. Atlas, cartes murales et globes mêlent tracés géographiques, textes et images pour décrire le monde. Ils sont perméables aux apports de l'art, évoluant du style maniériste en vogue dans la seconde moitié du XVIe siècle vers des compositions figuratives complexes influencées par l'art baroque. La profession d'enlumineur de cartes gravées apparaît en 1540 à Anvers. Aux XVIe et XVIIe siècles, la proportion importante de documents enluminés offerts au public montre l'attrait exercé par les couleurs. Des traités donnent les recettes de fabrication des couleurs "sans corps pour escrire sur papier" et recommandent de distinguer les différents types de paysage en les rendant agréables par des teintes "aussi proches que possible de la vie". |
| Quelques pièces majeures | |||
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Les Lumières de Ptolémée Redécouverte en Occident au seuil du XVe siècle, la Géographie de Claude Ptolémée, astronome et géographe alexandrin du IIe siècle après J.-C., a contribué au mouvement des Grandes Découvertes en suscitant un renouveau de la géographie. Accompagné généralement de vingt-sept cartes, ce traité a connu une diffusion considérable, d'abord sous la forme de manuscrits somptueusement enluminés et, dès 1475-1477, grâce à de très nombreuses éditions imprimées. Du manuscrit à l'imprimé, l'enluminure des cartes perd une partie de ses ors, mais garde les mêmes objectifs : distinguer et souligner. |
| "Paincture & imaige de la Terre" Édition et enluminure de cartes se sont harmonieusement conjuguées aux Pays-Bas du XVIe au XVIIIe siècle. Conçue comme une image-miroir du monde, la carte ne pouvait guère se passer de la couleur, seule capable de parachever le "portrait au naturel". La puissance de grandes firmes d'édition - intégrant l'enluminure dans leur chaîne de production -, leur perméabilité aux apports de l'art et leurs larges débouchés à travers l'Europe sont autant d'éléments qui expliquent la pérennité de cet art aux Pays-Bas. |
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Permanence des globes, de la Renaissance au siècle des Lumières
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