Pyramide humaine des Forces d'Hercule des Nicolotti et des Castellani à Venise
Venise, XVIe siècle.
Collection Jacob/William. CNAC, Châlons-en-Champagne ; La Tohu, Cité du cirque Montréal, Québec
© Centre national des arts du cirque, collection Jacob/William
Le Forze d’Ercole – ou travaux d’Hercule – sont la face tranquille, spectaculaire et ponctuelle des luttes régulières que se livrent depuis le Moyen Âge deux quartiers de la cité de Venise incarnés respectivement par les rues di Castello et di San Nicolo, séparés par le Grand Canal et reliés par un pont, à la fois terrain neutre et champ de bataille. Une rivalité dont les origines et les raisons se perdent dans les anciens îlots de la lagune, mais qui trouve sa résolution à l’occasion de fêtes votives dans la réalisation de constructions humaines, étayées parfois par des madriers de bois pour en complexifier la structure et qui permettent à une trentaine d’hommes d’ériger un édifice éphémère au sommet duquel un enfant exécute une série de figures. Un large coussin est placé au pied de la pyramide pour réceptionner l’exécutant qui se trouve au faîte de la « construction » et c’est à la fois la solidité et la capacité à « tenir » sans fléchir qui permet à l’une des factions de remporter la victoire.
 
 

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