Chapiteau du Cirque Pinder monté en quatre mâts en ligne, à l’américaine, précédé, en façade, d’un camion surmonté d’une silhouette de clown dédié à la vente de confiseries
Façade et chapiteau monté en deux mâts du cirque « Hippodrome » des Frères Pinder
Vers 1912.
© D.R.
D’origine britannique, nommé d’abord Britannia du nom du navire dont la voile servit à confectionner un premier chapiteau « parapluie », à un mât, le cirque des Frères Pinder est fondé en 1853 par William III Pinder, d’ascendance très bourgeoise, après sa rencontre avec une jeune banquiste, et par son frère George qu’il associe à l’entreprise. Jusqu’au début du XXe siècle, l’établissement, tenu par William IV qui le dote d’une cavalerie de 200 chevaux et d’une troupe d’éléphants, fait des allers et retours d’un côté à l’autre de la Manche, avant de s’installer définitivement en France en 1904. Il est alors dirigé par Arthur, le chef de famille, George et Herbert Pinder. Hippomobile, le cirque organise dans les villes, avant le spectacle, des parades d’artistes à cheval ou montés sur des chars sculptés tirés par des attelages décorés. Faute d’avoir su prendre le tournant de la motorisation, il fait faillite. Vendu aux enchères en 1928, il est racheté par Charles Spiessert, qui le modernise, et au cours des 20 années suivantes, le dote d’un parc de véhicules à moteur et d’un nouveau chapiteau Hippodrome. Il le dirigera jusqu’à sa mort en 1971.
 
 

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