Encyclopédie des arts du cirque

Arts du cirque

Théresa Renz en tenue d’amazone

« Galerie des vedettes de Medrano »
1932
Centre national des arts du cirque, archives Ali Héritier
© D.R.
La majestueuse écuyère d’école Théresa Renz descend de deux familles de grands directeurs de cirque allemands, les Wollschlaeger et les Stark. Mariée au neveu d’Ernst Renz, Robert, en 1883, acrobate équestre « à la Richard », Theresa Renz (1859-1938) tourne avec les cirques Renz et Herzog dans le Nord de l’Europe en tant qu’écuyère à panneau pour commencer, puis elle dresse des chevaux qu’elle monte en haute école.
Elle fait sensation dans la piste du Nouveau Cirque à Paris lorsqu’elle débute le 22 octobre 1898 avec ses cinq chevaux, dont 4 étalons. De Cromwell, un gris pommelé de Mecklembourg, Albarac, un alezan brûlé trakène, Solon, bai brun de même origine, Soleil, alezan doré russe à Blitz, poulain hongre irlandais, chacun a sa spécialité, comme sauteur ou cheval d’école. Elle revient en mars 1899 et en 1900, l’année de l’Exposition universelle, avec un programme renouvelé et un nouveau cheval, très nerveux, Malachit. Elle crée notamment une danse serpentine à cheval et une singulière Dame Blanche qui compose d’élégants tableaux sur son lipizzan immaculé. Par nécessité, elle travaille jusqu’à ses 80 ans mais c’est avec enthousiasme que la presse fait écho de son retour sur une piste parisienne lors de la réouverture du cirque de Jérôme et Violette Medrano le 2 septembre 1932, alors que l’écuyère vient de fêter ses 73 ans.
Cette rentrée est également marquée par la création d’une revue bi-mensuelle, Medrano-Magazine, à l’initiative du nouveau secrétaire général du Cirque Medrano, le chroniqueur André Legrand-Chabrier. Cette photographie de Theresa Renz, première de la « Galerie des vedettes de Medrano », est publiée dans le premier numéro. MM
 
Voir aussi :
- Photographies de Théresa Renz par Jules Beau, 1898.
- Photographies de Théresa Renz en Dame blanche par Reutlinger.
 
Sources :
- La Vie au grand air du 1er décembre 1898, couverture et p. 199-200.
- Comoedia du 8 septembre 1932, article de Gustave Fréjaville.
- Les Dimanches de la femme du 15 janvier 1933, article de Paule Malardot.
- Henri Thétard, La Merveilleuse histoire du cirque, p. 409.