Emilienne d'Alençon
Dressage de perroquets et de lapins au Cirque d’été
Affiche, imprimerie Charles Lévy, entre 1888 et 1895.
Lithographie en couleurs, 80 × 60 cm
BnF, département des Estampes et de la photographie, ENT TB-3 (3)-ROUL
© Bibliothèque nationale de France
La toute jeune Émilie Marie André (1870-1945), qui débute sa carrière comme danseuse au Cirque d’Été en 1889, ajoute à sa participation au ballet du cirque la présentation de petits animaux dressés. Les lapins et les perroquets de l’affiche, sous la dénomination d’animaux savants, sont censés jouer une petite pièce assez courante, appréciée du public : l’extinction d’un incendie à grands renforts d’accessoires au gabarit des petits acteurs, camion, « grande« » échelle, lance, etc. Parrainée par Charles Desteuque surnommé « l’intrépide vide-bouteilles », chroniqueur au Gil Blas, rebaptisée Émilienne d’Alençon par une autre « lorette », Laure de Chiffreville, la jeune danseuse s’intègre très vite au demi-monde, dont elle devient une célébrité. À l’instar d’autres cocottes, comme La Belle Otero et Liane de Pougy, rivale et amante, elle gagne ses lettres de noblesse au contact de personnalités qui lui sont autant de protectrices et de protecteurs : du duc Jacques Crussol d’Uzès au roi Léopold II de Belgique en passant par la poétesse Renée Vivien… Son nom figure en haut de l’affiche des revues des cabarets de la Belle Époque, Casino de Paris, Folies Bergère, Menus-Plaisirs, Scala… Mais, sans doute en mémoire de ses débuts dans la piste du Cirque des Champs-Élysées, elle emporte partout avec elle deux lapins… roses.
 
 

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